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L'Idoscope®


L'analyse cognitive, contrairement à un usage trop restrictif du terme, n'envisage pas seulement les connaissances : elle concerne tout le champ du mental, dans ses aspects intellectuels et affectifs.

Dans cette perspective, la connaissance est un sous-ensemble de la cognition, en interaction avec l'ensemble des représentations, notamment avec la vie affective.

 

Les lunettes de la cognition ->


Comprendre un public ou une organisation, c'est explorer la cognition des gens qui composent l'organisation et son environnement. Pour cela, on utilise habituellement deux sources : des documents écrits ou oraux, et des entretiens.

Les informations qui en émanent sont à première vue disparates : elles mêlent savoirs, croyances, jugements, sentiments, aspirations, attitudes. Nombreuses, hétérogènes, parfois contradictoires, elles représentent un enchevêtrement confus dans lequel l'analyste peine à découvrir un sens et des structures.

Devant cette difficulté, nous avons recherché et mis au point des outils propres à structurer ces contenus.


Les principes de l'Idoscope®

Heureusement, les éléments moléculaires du langage recèlent une unité fondamentale : ils sont exprimables en propositions. Comme le montre la psychologie cognitive, toute la vie mentale est décomposable en éléments d'information élémentaires possédant la même structure. Pour l'analyste, les deux énoncés :

"La formule de l'oxyde ferrique est Fe2O3"
et
"Tout le monde m'en veut"

requièrent le même type de traitement.

Nous savons maintenant, d'une façon certes incomplète, mais dont il est exclu qu'elle soit démentie par les développements futurs de la recherche, que l'intelligence humaine est faite de petits morceaux, de composants fonctionnels. Composants des processus, que nous appelons souvent des "opérations élémentaires", et composants des connaissances, que nous appelons souvent des "représentations", ou des fragments de représentations (des schémas perceptifs, des propositions, des règles, des concepts, des composants sémantiques, etc.).
in J.-F. Le Ny. Science cognitive et compréhension du langage.


Etape 1

La première étape de l'analyse consiste donc à collationner toutes les propositions (molécules d'information ou unités sémantiques) que recèle la source d'information. Ce travail est facilité par l'ordinateur, selon une méthode et des logiciels qui nous sont propres.


Etape 2

Dans une deuxième étape, on examine chacune de ces propositions selon les critères d'opportunité que requiert l'objet de l'étude.

Sont dégagés ainsi des sous-ensembles :


E tape 3

Chaque sous-ensemble de propositions fait ensuite l'objet d'un traitement statistique, pour répondre aux questions suivantes : quels sont les types de savoirs des publics étudiés, dans quelles proportions, où se trouvent-ils; quelles sont les aspirations de ces publics, leurs craintes, leur moral...

La méthode dessine une typologie et permet de descendre jusqu'à un repérage individuel, que l'on exerce ou pas selon la déontologie et l'objet de l'étude : la personnalisation est utile quand il s'agit, par exemple, de discuter avec un collaborateur d'un programme de formation ou d'une évolution de carrière. Dans le cas d'une étude sur le fonctionnement de l'institution, les personnes restent anonymes.


Note : L'ensemble de ces procédures repose sur des méthodes propres de catégorisation, d'élaboration de classifications ad hoc ou d'aménagement de classifications existantes, parce que "la catégorisation est pour l'être humain un processus essentiel, qui fonde toutes ses opérations perceptives, mentales ou langagières". Catherine Kerbrat-Orechioni.



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